Cardiologie : « On ne peut pas sérieusement prendre en charge l’insuffisance cardiaque sans télésurveillance »

Cardiologie : « On ne peut pas sérieusement prendre en charge l’insuffisance cardiaque sans télésurveillance »

Interview du Dr Clément Riocreux, cardiologue au CHU de Clermont-Ferrand

L’insuffisance cardiaque reste aujourd’hui l’une des premières causes d’hospitalisation non programmée chez les personnes de plus de 65 ans. Pourtant, elle demeure largement méconnue du grand public et encore insuffisamment structurée dans le système de soins.

Au CHU de Clermont-Ferrand, le Dr Clément Riocreux pilote une organisation pionnière de télésurveillance, héritée de plus de dix ans d’expérimentations. Il défend une approche exigeante, profondément humaine, et assume une vision engagée : sans télésurveillance structurée, la prise en charge de l’insuffisance cardiaque n’est pas optimale.

Comment qualifieriez-vous aujourd’hui la prise en charge de l’insuffisance cardiaque en France ?

Je fais souvent un parallèle avec le cancer. L’insuffisance cardiaque est une maladie au moins aussi grave, avec un impact majeur sur la mortalité et la qualité de vie, et pourtant elle n’a pas du tout la même reconnaissance sociétale.

La société reconnaît la gravité et les implications d’un cancer. Quand on annonce un cancer à un patient, celui-ci saisit la plupart du temps ce qui est inscrit dans ce terme. Quand on parle d’insuffisance cardiaque, le terme reste flou, presque banal. Y compris chez certains professionnels de santé ou entourage, qui considèrent encore cette maladie comme une conséquence “logique” du vieillissement, ce qui est totalement faux.

Nous avons eu en France des Plans Cancer qui ont permis de structurer des parcours de soins exemplaires et d’améliorer drastiquement la prise en charge en oncologie. Ce que nous demandons aujourd’hui, ce n’est pas de retirer des moyens à ces dispositifs, mais d’avoir également en cardiologie un Plan Insuffisance Cardiaque, à la hauteur des enjeux.

Pourquoi l’insuffisance cardiaque est-elle si difficile à détecter et à prendre en charge précocement ?

Le premier problème, ce sont les symptômes. Fatigue, essoufflement, prise de poids… ce sont des signes très peu spécifiques, souvent banalisés, surtout chez les personnes âgées. Résultat : la maladie est diagnostiquée tardivement.

A nouveau dans la lutte contre le cancer, on ne se contente pas d’attendre les symptômes. On dépiste. Et on traite même si possible avant que les symptômes ne s’expriment. L’insuffisance cardiaque mériterait à mon sens exactement la même logique: un dépistage chez les populations à risque et un traitement précoce avant que les ennuis commencent. Et ces moyens de dépistage sont simples, sans risque, acceptables et plus faciles qu’une coloscopie ou une mammographie.

Le second enjeu, c’est l’accès à l’expertise. Nous faisons face à une pénurie historique de cardiologues par nombre d’habitants, qui va durer au moins jusqu’en 2035. Même lorsqu’un patient est identifié, il est très difficile de le suivre de manière optimale. Un suivi cardiologique expert très régulier est plus pertinent chez ces patients porteurs d’insuffisance cardiaque que pour des bilans “systématiques” trop souvent effectués où notre plus-value est moins certaine. Nous devons optimiser notre temps médical.

Est-ce dans ce contexte que la télésurveillance a émergé avec Cardiauvergne ?

Oui, très clairement. À l’origine, la démarche est avant tout géographique et démographique. En Auvergne, beaucoup de patients vivent loin des structures de soins, sont âgés, parfois isolés, et peu enclins à se déplacer.

L’idée fondatrice se résume simplement : si les patients ne peuvent pas venir au système de soins, alors le système de soins doit pouvoir venir chez eux.

La télésurveillance de l’insuffisance cardiaque est souvent perçue comme quelque chose de virtuel. En réalité, c’est extrêmement concret. Et contrairement à ce qu’on pourrait croire, les patients ont plus souvent de contact avec le système de soin quand ils sont télésurveillés que lorsqu’ils ne le sont pas.

Quels sont, selon vous, les principaux bénéfices de la télésurveillance en insuffisance cardiaque ?

J’identifie trois impacts majeurs.

Le premier, c’est la prévention des hospitalisations. L’insuffisance cardiaque est la première cause d’hospitalisation non programmée après 65 ans. En détectant précocement les décompensations ou signes d’aggravation, on peut agir avant que la situation ne devienne critique et ne nécessite une hospitalisation, souvent longue, éprouvante pour le patient et coûteuse pour la société. Chaque hospitalisation aggrave le pronostic et l’évolution de la maladie.

Le deuxième, c’est l’amélioration du parcours de soins. Quand un patient a besoin d’être réévalué, il l’est au bon moment, pas un mois trop tard. Et lorsqu’une hospitalisation est nécessaire, elle est anticipée, organisée, sans passage inutile par les urgences ou par le SAMU. Nous connaissons les patients, nous connaissons leur pathologie, nous recueillons les signes et symptômes d’alerte : il ne devrait donc pas y avoir besoin de recourir aux services d’urgence pour les prendre en charge.

Enfin, le troisième point – souvent sous-estimé – c’est l’optimisation des traitements. Les médicaments de l’insuffisance cardiaque sont efficaces et bien tolérés, mais nécessitent une surveillance et une augmentation progressive de leur dosage pour exploiter tout leur potentiel. Historiquement, ces optimisations n’ont pas eu lieu ou alors trop faiblement par rapport aux enjeux, contribuant à la gravité du pronostic, pour diverses raisons : exagérations des risques, croyances personnelles, manque de temps et de compétences, manque de créneau de consultation. Cela s’améliore cependant depuis quelques années. Les paramètres mesurés en consultation, nécessaires à cette optimisation, ne reflètent pas la réalité du quotidien du patient. La télésurveillance permet donc d’ajuster les traitements sur la base des données de la “vraie vie” du patient : on parle alors de télétitration. Les données scientifiques commencent à sortir pour favoriser cela. J’en suis personnellement convaincu.

Votre organisation repose sur une équipe dédiée. Est-ce indispensable selon vous ?

C’est ce dont je crois. La télésurveillance ne peut pas être un “à-côté”, géré en fin de journée quand il reste un peu de temps. Chez nous, parce que nous sommes un CHU, nous avons une cellule dédiée de 3 personnes qui assurent cette mission, formées, expérimentées, présentes à temps plein. Elles gèrent aujourd’hui plus de 420 patients, avec une centaine d’alertes par jour. J’ai conscience de la chance que nous avons mais ce n’est pas excessif encore une fois compte tenu de l’enjeu.

Faire de la télésurveillance sérieusement nécessite du temps, du personnel, des compétences spécifiques et une véritable organisation.

Aujourd’hui, la télésurveillance est réglementairement réservée aux médecins cardiologues et aux infirmiers. Ce cadre vous semble-t-il adapté aux besoins du terrain ?

Pas totalement. À mon sens, cette activité ne devrait pas être réservée à un métier, mais ouverte à tout professionnel de santé formé à l’insuffisance cardiaque, dès lors qu’il est intégré dans une organisation structurée et encadrée médicalement. Cela pourrait inclure d’autres profils paramédicaux, voire certains professionnels du médico-social ou des assistants de régulation médicale (ARM) à l’instar du SAMU, capable de conseiller et de déceler les anomalies à distance. Nul besoin de savoir manier un stéthoscope ou de savoir poser une perfusion pour être à l’écoute, rassurer et prendre soin.

Évidemment, cela suppose un cadre clair : de la formation, de l’expérience, des protocoles, et un recours médical identifié. Mais si l’on veut réellement développer la télésurveillance à grande échelle, il faudra sortir d’une vision trop restrictive des rôles et reconnaître les compétences là où elles existent, souvent dans ce domaine, hors du cercle médical.

La télésurveillance va-t-elle au-delà d’un simple suivi du poids ?

Heureusement, oui. Une télésurveillance efficace repose sur une approche multiparamétrique : poids, symptômes, tension, fréquence cardiaque, examens biologiques, échanges réguliers avec le patient. Il ne faudrait pas prétendre, dans une maladie si difficile à cerner, qu’un seul marqueur suffise ! Du reste, ce n’est pas ce que nous faisons en consultation : nous nous servons d’un faisceau d’examens, de données et d’arguments pour prendre une décision. Pourquoi ferions-nous cela à distance ?!
Mais surtout, il ne suffit pas de collecter des données. Il faut être en capacité d’y réagir. La donnée recueillie sans organisation humaine derrière n’a aucun sens.

Nous défendons une télésurveillance humaine active et proactive : appeler un patient même quand tout va bien, anticiper une prise de sang, ajuster un traitement avant l’apparition des symptômes, vérifier l’adhésion et les suivi médical, juste rassurer. C’est cette proactivité qui change réellement la donne : elle évite les hospitalisations et assure un meilleur suivi.

Avez-vous observé un impact sur les réhospitalisations ?

De manière empirique, pour notre centre, oui. Des analyses récentes en Espagne ont montré des taux de réhospitalisation significativement plus faibles chez les patients télésurveillés*. À l’échelle de notre établissement, nos taux de réhospitalisations sont inférieurs à la moyenne régionale, possiblement grâce à cela. Le problème reste que la découverte de la maladie est souvent réalisée précisément lors de la première hospitalisation, qui échappe de fait à notre télésurveillance.

Mais produire des preuves scientifiques robustes est complexe. Les études randomisées sont difficiles à concevoir dans ce contexte, et prennent des années. Pour autant, le risque de la télésurveillance est quasi nul pour le patient. Le véritable enjeu aujourd’hui est d’évaluer son rapport coût-efficacité à l’échelle du système de santé, car la balance bénéfice-risque est établie.

Quand avez-vous choisi de vous lancer dans la télésurveillance avec CareLine Solutions ?

Pour être très transparent, je ne l’ai pas choisi : j’en ai hérité. En revanche, avec le recul, si j’avais eu à choisir une solution de télésurveillance, j’aurais opté pour une solution qui coche au minimum ce que propose CareLine Solutions, car elle correspond à la vision que j’ai de la télésurveillance de l’insuffisance cardiaque.

D’abord, parce que CareLine Solutions est une entreprise entièrement dédiée à la télésurveillance (ndlr : CareLine IC est un Dispositif Médical numérique certifié IIa). Cette spécialisation est essentielle pour répondre aux exigences médicales, réglementaires et organisationnelles de ce type de prise en charge.

Ensuite, parce que la plateforme permet un suivi multiparamétrique et personnalisable, adapté aussi bien à des patients simples qu’à des situations cliniques complexes. C’est un prérequis pour pouvoir réellement optimiser les traitements et anticiper les décompensations.

Enfin, et c’est un point fondamental pour moi, CareLine nous permet de conserver la maîtrise complète de la gestion des alertes. Nous avons choisi que toutes les alertes remontent vers notre équipe, et ce sont les professionnels qui connaissent les patients qui prennent les décisions. Je ne crois pas à une télésurveillance où les alertes seraient traitées par des équipes externalisées, éloignées du terrain ou du contexte clinique du patient.

Comment voyez-vous l’avenir de la télésurveillance dans les prochaines années ?

Mon souhait, c’est que tous les services de cardiologie disposent d’un dispositif de télésurveillance, même partiel. On ne peut plus sérieusement prendre en charge l’insuffisance cardiaque sans cela et l’enjeu est trop important : tout le monde doit faire sa part.

Il faudra aussi harmoniser les pratiques : définir des critères communs, des niveaux de télésurveillance, des paramètres à remonter, des exigences minimales en termes d’organisation et de ressources humaines.

Enfin, il faudra réfléchir à la technologie avec pragmatisme : trouver le juste équilibre entre sophistication, simplicité d’usage, coût et impact environnemental. Mais quoi qu’il arrive, une chose ne changera pas : sans humains formés et impliqués, la télésurveillance telle que je la conçois n’a aucun avenir.

Un dernier mot sur le développement fulgurant de l’intelligence artificielle ?

Je suis volontairement dissonant sur ce sujet. Je ne crois pas que nous manquions aujourd’hui d’algorithmes dans l’insuffisance cardiaque. Nous manquons d’humains pour les appliquer.

Dans la télésurveillance de l’insuffisance cardiaque, je ne vois pas la plus-value d’une intelligence artificielle qui remplacerait des professionnels. Ce que je veux, c’est plus de temps médical, administratif et paramédical, pas moins. L’intelligence naturelle fonctionne déjà très bien, à condition de lui en donner les moyens. Du reste, la démonstration d’un bénéfice doit être déjà faite dans cette configuration humaine avant de prétendre, basé sur un postulat que je ne saisis pas, que l’IA ferait mieux. Cela peut paraître “vieux jeu”, mais je pense que nous devons présenter la même rigueur de démonstration scientifique avant d’appliquer un nouveau processus artificiel, qui, nous le savons, présente des inconvénients et impacts négatifs certains, y compris pour la santé.

* Yun S, Comín-Colet J, Calero-Molina E, et al – Evaluation of mobile health technology combining telemonitoring and teleintervention versus usual care in vulnerable-phase heart failure management (HERMeS): a multicentre, randomised controlled trial. Lancet Digit Health. 2025;7(5):100866

CareLine Solutions présent aux JESFC 2026

CareLine Solutions présent aux JESFC 2026

CareLine Solutions participera aux 36ᵉ Journées Européennes de la Société Française de Cardiologie (JESFC), qui se dérouleront du 14 au 16 janvier 2026 au Palais des Congrès de Paris. Nos équipes auront le plaisir de vous accueillir sur le stand de Medtronic, notre partenaire stratégique depuis 2021. Grâce à une collaboration étroite, les données des prothèses cardiaques Medtronic sont automatiquement importées dans la plateforme CareLine IC permettant une surveillance à distance des patients insuffisants cardiaques toujours plus optimisée.

 

Un rendez-vous incontournable de la cardiologie européenne

Les JESFC constituent chaque année un temps fort pour l’ensemble de la communauté de cardiologie : professionnels de santé, chercheurs, industriels et acteurs de l’innovation s’y retrouvent pour partager les avancées scientifiques, technologiques et organisationnelles du secteur.

L’édition 2026 place la prévention cardiovasculaire au cœur des débats, un enjeu majeur pour améliorer durablement la prise en charge des patients, réduire les risques cardiovasculaires et optimiser les parcours de soins.

 

Des échanges autour de la télésurveillance de l’insuffisance cardiaque, solution concrète et innovante

Pendant ces trois journées, les équipes de CareLine Solutions seront disponibles pour échanger avec les participants autour de notre solution dédiée :

 

    • au suivi à distance des patients,

    • à la télésurveillance personnalisée en fonction de la situation clinique,

    • et à l’optimisation de la prise en charge dans une logique de prévention et de coordination des soins.

Ces moments d’échange seront l’occasion de partager notre vision, nos retours d’expérience terrain et notre engagement en faveur d’une cardiologie plus préventive, connectée et centrée sur le patient.

Informations pratiques

📅 : 14 au 16 janvier 2026
📍 : Palais des Congrès de Paris
🤝 Stand : Medtronic

 

Nous remercions chaleureusement Medtronic pour son accueil sur son stand et pour cette collaboration.

👉 Vous souhaitez nous rencontrer ? N’hésitez pas à remplir notre formulaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au CHU de Toulouse, CareLine Solutions fait la différence dans la télésurveillance cardiaque

Au CHU de Toulouse, CareLine Solutions fait la différence dans la télésurveillance cardiaque

Depuis octobre 2022, l’infirmière spécialisée Ghislaine Galtier, qui fait partie de l’équipe du Pr Michel Galinier, utilise CareLine Solutions pour le suivi des patients insuffisants cardiaques au CHU de Toulouse. Dès le début, elle a été marquée par la solidité de l’outil : « Pour moi, c’est la plateforme la plus fiable pour la surveillance des patients » affirme-t-elle sans hésitation.

Une solution paramétrable et pensée pour la réalité clinique

Ghislaine Galtier met en avant la fiabilité de CareLine Solutions qui, selon elle, repose notamment sur un algorithme réactif qui ne laisse rien passer : « Grâce à la plateforme de télésurveillance de l’insuffisance cardiaque CareLine Solutions, on ne passe pas à côté des signaux essentiels. Les variations de poids ou les changements de tension sont détectés immédiatement, parfois avant même que le patient ne s’en rende compte. Cette précision m’a permis, plus d’une fois, d’intervenir tôt et ainsi d’éviter une dégradation ou même une hospitalisation en urgence.»

Un autre des aspects essentiels pour Ghislaine Galtier est la capacité de CareLine Solutions à s’adapter aux besoins de chaque patient. Elle explique : « Les réglages standards sont déjà pertinents mais on peut jouer sur les curseurs et adapter les réglages des paramètres en fonction des patients. Cette possibilité de personnaliser de manière fine les seuils, notamment pour nos patients ayant une tension très basse ou présentant des rythmes cardiaques particuliers, évite les alertes inutiles tout en conservant un haut niveau de télésurveillance. »

D’autres fonctionnalités lui paraissent également indispensables au quotidien. Les bilans biologiques, par exemple, remontent automatiquement dans la plateforme : « Ce sont les seuls à proposer cette option de manière intégrée à la gestion des alertes et des courbes de tendance. En pratique, on reçoit une alerte pour nous dire que la biologie est arrivée, et même une sous-alerte si un marqueur est hors des normes. C’est vraiment pratique et essentiel pour une prise en charge patient de qualité. » insiste-t-elle, encore étonnée de ne plus avoir à solliciter les laboratoires pour obtenir les résultats essentiels

Autre élément qu’elle juge déterminant : les rappels intégrés pour suivre une optimisation thérapeutique. « J’ai choisi que 72 heures après, une alerte remonte pour me rappeler de vérifier ce patient. Je crois que CareLine Solutions est la seule à proposer cette fonction et c’est vraiment idéal, ça m’évite de dépendre d’un carnet ou d’un système externe d’alertes et donc d’oublier une vérification importante. » explique-t-elle.

Une plateforme de télésurveillance fiable et ergonomique au service du suivi quotidien

L’ergonomie de la plateforme joue également un rôle clé dans son adoption. Ghislaine Galtier apprécie cette interface qui facilite sa lecture et allège sa charge mentale quotidienne:  « La plateforme est très claire d’utilisation, ergonomique, fluide et simple, mais très complète. Elle permet d’accéder rapidement à l’historique des patients, aux documents utiles et aux graphiques dont les tracés sont toujours très fins. »

La variété du matériel proposé permet d’ajuster l’équipement au profil du patient : « La dernière solution où on remet juste une balance connectée Withings, sans smartphone, est vraiment très bien notamment pour les personnes âgées ou peu à l’aise avec les outils numériques. Les données de poids sont automatiquement transmises sur plateforme CareLine ». 

CareLine Solutions propose également des supports pédagogiques prêts à l’emploi : livrets, fiches et documents imprimables, qu’elle peut transmettre facilement aux patients. Un accompagnement qu’elle apprécie car ils aident à renforcer l’autonomie et la compréhension du traitement.

Au fil des utilisations, elle voit l’impact concret sur les patients. Beaucoup vivent la télésurveillance comme un filet de sécurité. « Ils me disent : je savais que vous alliez m’appeler » confie-t-elle, amusée par cette habitude qu’ont les patients de compter sur les alertes et sur l’accompagnement à distance. 

Une équipe CareLine toujours à l’écoute, réactive et impliquée

Au-delà de la technologie, ce qui marque profondément Ghislaine Galtier, c’est la relation avec l’équipe CareLine : « J’ai toujours une réponse très rapide, presque dans l’heure, qu’il s’agisse d’une demande technique, d’une question clinique ou matériel ». Cette réactivité se retrouve également dans la gestion du matériel « Quand j’ai besoin d’équipements, c’est toujours traité dans la journée et on le reçoit extrêmement rapidement.  » rapporte-t-elle, encore impressionnée par la rapidité d’exécution.
Elle souligne aussi la qualité des échanges, qu’elle décrit comme fluides, transparents et constructifs : « Je parle très ouvertement avec eux, notamment avec Thierry Poux, mon interlocuteur direct, avec qui j’ai une vraie relation de confiance. Ça me permet de faire remonter mes besoins sans filtre et de voir la solution évoluer concrètement au fil des semaines. Ce lien permanent avec l’équipe CareLine Solutions contribue directement à l’évolution positive et continue de la solution. »

CareLine Solutions : pour un télésuivi 100% personnalisable de vos patients insuffisants cardiaques

CareLine Solutions : pour un télésuivi 100% personnalisable de vos patients insuffisants cardiaques

Dans le cadre de la télésurveillance de l’insuffisance cardiaque, le Décret n° 2022-1767 du 30 décembre 2022 relatif à la prise en charge et au remboursement des activités de télésurveillance médicale a défini que le seul paramètre obligatoire à surveiller quotidiennement est le poids.
CareLine Solutions a choisi d’aller bien au-delà de cette exigence minimale, en proposant une prise en charge médicale complète et personnalisée, centrée sur l’expertise clinique et la coordination des soins.

Un modèle de suivi flexible, centré sur le patient

CareLine Solutions propose jusqu’à 20 paramètres cliniques, optionnels et configurables selon les besoins réels du patient.
Chaque cardiologue peut choisir librement les paramètres qu’il souhaite suivre pour chaque patient.
Par défaut :
– Poids = obligatoire
– Tous les autres paramètres = optionnels

Ainsi, un patient A pourra n’avoir que le poids surveillé, tandis qu’un patient B aura un suivi incluant poids, pression artérielle et questionnaire de symptômes. Cette approche met en avant un principe clé : s’adapter au patient, jamais l’inverse.
Ce suivi est prescrit et piloté par le cardiologue, mais coordonné avec les équipes soignantes : infirmiers(ères), IPA, ISPIC… qui deviennent de véritables acteurs du suivi longitudinal, dans un cadre sécurisé et structuré.

Quels paramètres est-il possible de suivre grâce à CareLine Solutions ?

CareLine Solutions permet la surveillance d’une vingtaine de paramètres cliniques, offrant un suivi personnalisé et adaptable à chaque patient insuffisant cardiaque. À l’exception du poids, qui est le seul paramètre obligatoire, l’ensemble des autres données est optionnel et peut être activé ou non selon la situation clinique.
Chaque paramètre a un intérêt clinique précis pour la télésurveillance de l’insuffisance cardiaque :

  • Le poids est un indicateur clé de rétention hydrosodée ; une prise rapide de poids peut signifier une congestion débutante.
  • La pression artérielle permet d’adapter les traitements (IEC/ARA2, bêtabloquants, diurétiques) et de détecter précocement une hypotension ou une hypertension déstabilisante. CareLine Solutions met à disposition des équipes de soins des tensiomètres afin d’équiper les patients si besoin.
  • La fréquence cardiaque renseigne sur le contrôle de la fibrillation auriculaire, l’efficacité des bêtabloquants et l’état hémodynamique général.
  • Les symptômes via le questionnaire EPOF (essoufflement au repos, essoufflement à l’effort ou dyspnée, prise de poids, oedèmes, fatigue, orthopnée) permettent une évaluation simple et sensible de l’évolution clinique.
  • La saturation en oxygène détecte rapidement une détérioration respiratoire ou une aggravation de la congestion pulmonaire.
  • Les biomarqueurs apportent une information biologique complémentaire essentielle :
    – NT-proBNP/BNP évaluent la pression de remplissage et le degré de décompensation ;
    – urée et créatinine surveillent la fonction rénale, souvent fragile chez ces patients ;
    – potassium et sodium reflètent l’équilibre hydro-électrolytique et guident l’ajustement des traitements ;
    – hémoglobine permet de dépister une anémie aggravant l’insuffisance cardiaque ;
    – ferritine contribue au diagnostic d’un déficit martial, facteur de fatigue et d’intolérance à l’effort.
    Ces différentes analyses biologiques sont transmises par les laboratoires via une messagerie sécurisée et sont ensuite automatiquement importées dans la plateforme CareLine IC. Selon le paramétrage de l’équipe de télésurveillance, ces résultats peuvent générer des alertes.

Par ailleurs, pour les patients porteurs d’une prothèse cardiaque implantable Medtronic, plusieurs paramètres issus du dispositif médical sont automatiquement transmis et intégrés directement dans la plateforme CareLine IC :

  • 6 alertes d’arythmie : charge quotidienne en fibrillation auriculaire au-delà d’un seuil, fréquence ventriculaire élevée lors d’un épisode de FA, choc délivré, TV/FV soutenues, tachycardies supra-ventriculaires et TV non soutenues. Elles permettent de détecter précocement toute aggravation rythmique susceptible de déstabiliser l’état clinique du patient.
  • 3 alertes hémodynamiques : indice de surcharge pulmonaire OptiVol™, diminution du pourcentage de resynchronisation biventriculaire, niveau de risque IC Triage HF™ Elles fournissent une évaluation continue de l’état cardiaque et du risque de décompensation, favorisant une intervention rapide et ciblée.
  • 1 alerte d’absence de communication qui signale une interruption du télésuivi et garantit la continuité de la surveillance.

Les épisodes et les EGM sont également transmis et importés automatiquement.

Une personnalisation interne à chaque paramètre

Ainsi, pour chaque patient, l’équipe de soin peut définir les paramètres cliniques à suivre. Pour chacun de ces paramètres, l’activation des alertes est elle-même entièrement paramétrable par l’équipe qui peut configurer les seuils, les périodes et variations.

Exemple : le poids, seul paramètre imposé dans la télésurveillance de l’insuffisance cardiaque

Le poids est le seul paramètre devant être quotidiennement télésurveillé selon la réglementation, le paramétrage des alertes est libre :

  • alerte pour augmentation du poids : x kilos sur x jours (de 1 à 21) (paramétrable mais non désactivable, selon la réglementation légale)
  • alerte pour dérive de poids positif
  • alerte pour dérive de poids négative
  • alerte pour absence de communication du poids (nombre de jour paramétrable mais alerte non désactivable, selon la réglementation légale)
  • possibilité de désactiver certaines alertes si non pertinentes pour le patient

Le cardiologue garde la main sur 100% des options. CareLine Solutions n’impose pas de protocole figé, ne génère pas d’alertes automatiques incontrôlables, et ne contraint pas le cabinet dans son organisation : elle accompagne la pratique médicale.

Anticiper les décompensations, éviter les hospitalisations

Les données collectées ne servent pas qu’à alerter : elles permettent de stabiliser le patient à distance. En s’appuyant sur une surveillance fine, CareLine Solutions permet d’ajuster précocement les traitements, de diminuer la charge des urgences, et de prévenir les hospitalisations inutiles.

📊 Résultats cliniques :

  • -75 % d’hospitalisations évitées (étude Ploux, ESC Heart Failure, 2023)
  • 88 % d’épisodes d’aggravation détectés à distance (étude Ploux, ESC Heart Failure, 2023)
  • 85 % des décompensations gérées à domicile (étude Ploux, ESC Heart Failure, 2023)
  • +1 an de survie en vie réelle chez les patients à haut risque (étude Florence, JACC HF, 2025)
CareLine Solutions soutient l’étude TIC Coeur pour mesurer l’impact réel de la télésurveillance de l’insuffisance cardiaque

CareLine Solutions soutient l’étude TIC Coeur pour mesurer l’impact réel de la télésurveillance de l’insuffisance cardiaque

Pour CareLine Solutions, il n’y a pas de doute : la télésurveillance a un rôle essentiel pour améliorer la qualité de vie et l’autonomie des patients insuffisants cardiaques et pour renforcer la qualité des soins. 

CareLine Solutions soutient l’initiative TIC Coeur du CNP Cardio en partenariat avec la Société Française de Cardiologie, car nous prônons une évaluation objective et documentée de l’impact de la télésurveillance de l’insuffisance cardiaque, et que nous croyons au bénéfice tant clinique qu’organisationnel.

A travers 2 sondages simples, l’un à l’attention des patients insuffisants cardiaques et l’autre à destination des équipes soignantes (cardiologues, IDE, ISPIC, IPA..) cette démarche collaborative est essentielle : elle permettra d’identifier les bénéfices concrets, les axes d’amélioration et les bonnes pratiques pour construire ensemble l’avenir de la télésurveillance de l’insuffisance cardiaque en France.

Pour donner un maximum de visibilité à cette initiative, nous invitons tous les professionnels concernés ainsi que les patients suivis en télésurveillance à partager leur expérience.

👉 Deux sondages sont disponibles via le site du GICChttps://giccardio.fr/projet-tic-coeur-votre-experience-compte-pour-lavenir-de-la-telesurveillance/